Conférenciers invités

photo of Rediet Abebe
Rediet Abebe est candidate au doctorat au Département des sciences informatiques de l’Université Cornell, où elle est conseillée par le professeur Jon Kleinberg. Sa recherche cible les algorithmes, l’IA et son utilisation pour le bien commun. Elle est cofondatrice et coorganisatrice de Black in AI, un groupe qui partage des idées, encourage la collaboration et discute d’initiatives pour accroître la présence des personnes noires dans le domaine de l’intelligence artificielle. Elle est aussi cofondatrice et coorganisatrice de Mechanism Design for Social Good, un groupe de recherche interdisciplinaire et multi-institutionnel qui cible l’utilisation des algorithmes et de l’intelligence artificielle pour le bien commun. Elle a bénéficié de plusieurs bourses pour financer son travail, via Facebook et Google. Elle est aussi récipiendaire de la bourse 2013-2014 d’Harvard-Cambridge. Avant Cornell, elle a complété une M.S. en mathématiques appliquées de l’Université Harvard, une M.A. en mathématiques de l’Université Cambridge et un B.A. en mathématiques de l’Université Harvard. Elle est née et a grandi à Addis Abeba, en Éthiopie.
photo of Dr. Sofian Audry
Sofian Audry crée de l’art technologique sous différentes formes telles que la robotique, les interventions électroniques, des installations interactives et de l’art en ligne. Il détient un baccalauréat en sciences informatiques et mathématiques (2001), une maîtrise en sciences informatiques de l’Université de Montréal (apprentissage automatique et modélisation du langage, 2003), une maîtrise es arts en communications de l’UQAM (médias interactifs, 2010) et un doctorat en sciences humaines de l’Université Concordia (2016). Sofian est un assistant d’enseignement de New Media à l’École des sciences informatiques et de l’information de l’Université du Maine. Préalablement, il était titulaire d’une bourse postdoctorale à l’Institut de technologies du Massachusetts. Il est impliqué activement dans sa communauté, dont le centre d’artistes « Perte de Signal » qu’il a mené en tant que président du conseil d’administration de 2009 à 2017 et en tant que concepteur principal du logiciel libre de cartographie par vidéo MapMap. Ses œuvres ont été présentées au Canada, en Europe, en Asie et en Afrique lors de nombreux festivals et expositions.
photo of James Barrat

Time Magazine a nommé l’auteur, conférencier et cinéaste James Barrat parmi les 5 personnes très intelligentes qui pensent que l’intelligence artificielle pourrait mener à l’apocalypse grâce à son livre révolutionnaire Our Final Invention: Artificial Intelligence and the End of the Human Era. Selon M. Barrat, l’intelligence, non la force ou la rapidité, est la qualité unique qui permet aux humains de diriger l’avenir. Les scientifiques du monde entier développent des machines dont l’intelligence croît de manière exponentielle et qui éclipsera un jour la nôtre. Sommes-nous déjà plongés dans une course à l’intelligence sans issue, avec l’avenir de l’humanité en jeu?

En tant que réalisateur de documentaires primé, Barrat a fait carrière en présentant des idées complexes au public, de manière engageante et provocante. Ses films ont établi de nouveaux records de cotes d’écoute pour National Geographic, Discovery, PBS, ainsi que d’autres radiodiffuseurs aux États-Unis et en Europe. En tant que conférencier, M. Barrat met en valeur le potentiel grandissant de l’intelligence artificielle dans les domaines de la science, de la médecine, des villes « intelligentes » et bien plus encore. Il explore également la face cachée de la technologie, celle dont vous n’entendrez jamais parler par l’entremise de Google, Apple, Facebook ou Amazon. Pourquoi Elon Musk, Bill Gates et Stephen Hawking ont-ils lancé un cri d’alarme à propos des dangers de l’intelligence artificielle? Tout a commencé avec le livre Our Final Invention – nommé Livre de technologie définitif par Huffington Post en 2013 – et la quête de Barrat visant à engager le monde à participer à la conversation la plus importante de notre époque.

photo of Dr. Chris Dede

Chris Dede est un professeur « Timothy E. Wirth » en technologies d’apprentissage à l’École d’études supérieures en éducation de Harvard (HGSE). Ses domaines de recherche comprennent les technologies émergentes, les politiques et le leadership. De 2001 à 2004, il a été président du Département d’enseignement et d’apprentissage de HGSE. En 2007, l’Université Harvard lui a décerné le titre d’enseignant exceptionnel, puis en 2011, il a été nommé membre de l’American Educational Research Association. De 2014 à 2015, il a été expert invité à la NSF, Direction de l’éducation et des ressources humaines.

Chris a été membre du comité sur les fondements de l’éducation et de l’évaluation psychologique de l’Académie nationale des sciences, membre du U.S. Department of Education’s Expert Panel on Technology et membre du National Educational Technology Plan Technical Working Group en 2010. En 2013, il a coorganisé un atelier de la NSF portant sur les nouveaux modèles d’apprentissage postsecondaire fondés sur la technologie, puis en 2015, il a dirigé deux ateliers supplémentaires portant sur la recherche axée sur l’exploitation des données dans les domaines des sciences, de l’ingénierie et de l’éducation. Parmi ses ouvrages publiés, on retrouve : Scaling Up Success: Lessons Learned from Technology-based Educational Improvement, Digital Teaching Platforms: Customizing Classroom Learning for Each Student et Teacher Learning in the Digital Age: Online Professional Development in STEM Education, and Virtual, Augmented, and Mixed Realities in Education.

photo of Stephen Downes

Stephen Downes travaille auprès du Centre de recherche sur les technologies numériques du Conseil national de recherches du Canada, où il se spécialise dans les nouveaux médias pédagogiques et les technologies d’apprentissage personnel. Il est un des concepteurs du premier Cours en ligne ouvert à tous (Massive Open Online Course), a publié fréquemment des articles sur l’apprentissage en ligne et en réseau, est l’auteur de logiciels de gestion de l’apprentissage et de syndication de contenu et est l’auteur de la lettre d’information en ligne très largement diffusée OLDaily. Au cours d’une carrière de trente ans, Downes a contribué à des travaux novateurs dans les domaines des jeux d’apprentissage en ligne, des objets d’apprentissage et des métadonnées, de la baladodiffusion et des ressources pédagogiques libres. Aujourd’hui, il développe gRSShopper, un environnement d’apprentissage personnel, offrant un cours sur les nouvelles technologies d’apprentissage en ligne et soutenant la recherche et le développement de l’utilisation de la technologie de registre distribué dans les applications d’apprentissage. Il est un conférencier populaire ayant pris la parole dans trois douzaines de pays répartis sur six continents.

photo of Nevena

Nevena Francetic est analyste principale de données chez Shopify. Elle s’intéresse notamment aux applications industrielles de l’apprentissage automatique. Récemment, elle a travaillé à la création de modèles prédictifs qui alimentent les produits de Shopify tels que Shopify Capital et Order Fraud Analysis. Nevena est titulaire d’un doctorat en mathématiques de l’Université de Toronto. Avant Shopify, elle était post-doctorante et chercheuse à l’Université d’Ottawa, à l’Université Carleton, à MDN – Cora à Ottawa, ainsi qu’à l’Université Monash à Melbourne, en Australie.

photo of Dr. Timnit Gebru

Timnit Gebru a terminé ses études postdoctorales chez Microsoft Research, à New York, parmi le groupe FATE (Fairness Transparency Accountability and Ethics in AI), où elle a étudié les biais algorithmiques et les implications éthiques sous-jacentes à tout projet d’extraction de données.

Elle a obtenu son doctorat du laboratoire d’intelligence artificielle de Stanford, où elle a étudié la vision artificielle auprès de Fei-Fei Li. Sa thèse porte sur l’extraction à grande échelle d’images accessibles au public, afin d’obtenir une vision sociologique tout en travaillant à régler les problèmes de vision artificielle qui en découlent. The Economist ainsi que d’autres journaux ont récemment publié des articles portant sur une part de ce travail. Parmi les domaines de vision artificielle qui l’intéressent, citons la reconnaissance d’images à qualité fine, l’annotation évolutive des images et l’adaptation de domaine. Avant de se joindre au laboratoire de Fei-Fei, elle a travaillé chez Apple où elle concevait des circuits et des algorithmes de traitement du signal pour divers produits Apple, dont le premier iPad. Elle a également passé une année obligatoire en tant qu’entrepreneure (comme semblent le faire tous les étudiants de premier cycle de Stanford). Ses recherches ont été appuyées par la bourse GRFP de la fondation NSF et la bourse Stanford DARE.

photo of Abhishek Gupta

Abhishek Gupta est le fondateur de l’Institut d’éthique de l’intelligence artificielle de Montréal et un chercheur en éthique de l’intelligence artificielle basé à l’Université McGill et au District 3, à l’Université Concordia à Montréal, au Canada.

Ses recherches portent sur des moyens pratiques de résoudre les problèmes éthiques liés au déploiement de solutions d’IA dans différents secteurs. L’un des domaines de recherche du District 3 consiste à examiner les répercussions de l’automatisation de l’IA sur le travail dans le secteur des services financiers au Canada et à émettre des recommandations sur le recyclage de la main-d’œuvre actuelle, en modifiant les programmes afin de mieux équiper la main-d’œuvre future, entre autres. À l’Université McGill, il élabore présentement un programme d’études en quatre parties, afin de présenter le sujet du développement éthique de l’IA à des étudiants, des professeurs, des membres du personnel et des anciens de la communauté de McGill, avec l’intention de s’étendre au sein de l’écosystème québécois et canadien.

En collaboration avec d’autres chercheurs, il étudie également les améliorations techniques et de processus nécessaires pour assurer la reproductibilité des résultats de la recherche et du déploiement de l’IA, ce qui sera crucial pour notre capacité à vérifier les systèmes d’IA. Il travaille activement avec des chercheurs dont les domaines seront touchés par l’intégration de l’IA dans leur travail.

Il a récemment dirigé la délégation canadienne au Sommet mondial de l’IA pour les Nations Unies, à Genève, où il a partagé sa vision du développement éthique de l’IA tout en soulignant le travail effectué par les organisations et les entreprises canadiennes. De plus, ses travaux ont été publiés dans le United Nations World Economic Forum, entre autres, et il passe beaucoup de son temps à voyager afin de partager sa recherche et conseiller les gouvernements et les décideurs politiques au sujet de l’IA dans leur contexte.

Il est aussi le fondateur du comité d’éthique sur l’IA à Montréal, un comité ayant plus de 710 membres de milieux différents tels que l’IA, le droit, la sociologie, la bioéthique, la neuroscience, l’élaboration de politiques, le domaine des affaires, etc. qui se rassemblent une fois aux deux semaines afin de discuter des différents aspects du développement éthique de l’IA et de mener des consultations publiques pour des projets importants à travers le monde.

photo of Dr. Ian Kerr

Dr. Ian Kerr détient quatre nominations aux facultés de droit et de médecine, au Département de philosophie et à l’École des sciences de l’information. Il est un pionnier dans le domaine en plein essor de l’IA et des droits et politiques de la robotique, de même qu’un leader mondial dans le domaine de la protection de la vie privée. Son travail dans le domaine de la protection de la vie privée cible notamment l’interaction entre l’émergence du secteur des technologies de surveillance publiques et privées, les libertés civiles et les droits humains.

Ses travaux récents, dont son ouvrage Robot Law, se consacrent à l’étude de la délégation des tâches humaines et de la prise de décisions à des machines, dans le but de développer des cadres pour la gouvernance de la robotique et l’intelligence artificielle

photo of Dr. Ian Kerr

Dr. Matthew McKean est directeur associé au Conference Board du Canada. Il dirige le programme de recherche et mène les relations auprès des parties prenantes au Centre for Skill and Post-Secondary Education, un projet pluriannuel qui examine les compétences avancées et les défis en matière d’éducation auxquels fait face le Canada à l’heure actuelle. Matthew dirige également le réseau prestigieux de doyens et de vice-présidents de longue date du Conference Board, provenant de partout au Canada.

Avant de se joindre au Conference Board, Matthew a travaillé dans le domaine des politiques, des communications et le programme de relations avec les parties prenantes auprès de la Fédération canadienne des sciences humaines. Il détient un doctorat en histoire de l’Université Queen’s à Kingston et est un professeur auxiliaire de recherche au sein du Département d’histoire de l’Université Carleton où il enseigne l’histoire moderne de la Grande-Bretagne.

Les écrits de Matthew ont été publiés dans le Globe & Mail, The Conversation (Canada), The National Post, The Toronto Star, The Ottawa Citizen, The Hill Times, rabble.ca, Popmatters et This Magazine.

photo of Alastair Summerlee

Alastair Summerlee. est un leader novateur ayant une expérience appréciable en gestion du réseau postsecondaire, dont une expertise particulière en collecte de fonds, un professeur et chercheur actif ayant d’importants programmes de recherche passés et actuels, un leader humanitaire et communautaire passionné, ainsi qu’un ardent défenseur de l’éducation, l’éducation pour l’avenir et le rôle des établissements postsecondaires en tant que conscience sociale et morale de la société.