Intelligence artificielle et diversité - L’intelligence artificielle dans l’éducation du 21ième siècle.

Intelligence artificielle et diversité

Intelligence artificielle et diversité

Un entretien avec 2 expertes : Rediet Abebe et Timnit Gebru.

Rediet AbebeRediet Abebe est candidate au doctorat au Département des sciences informatiques de l’Université Cornell, où elle est conseillée par le professeur Jon Kleinberg. Sa recherche cible les algorithmes, l’IA et son utilisation pour le bien commun. Elle est cofondatrice et coorganisatrice de Black in AI, un groupe qui partage des idées, encourage la collaboration et discute d’initiatives pour accroître la présence des personnes noires dans le domaine de l’intelligence artificielle. Elle est aussi cofondatrice et coorganisatrice de Mechanism Design for Social Good, un groupe de recherche interdisciplinaire et multi-institutionnel qui cible l’utilisation des algorithmes et de l’intelligence artificielle pour le bien commun. Elle a bénéficié de plusieurs bourses pour financer son travail, via Facebook et Google. Elle est aussi récipiendaire de la bourse 2013-2014 d’Harvard-Cambridge. Avant Cornell, elle a complété une M.S. en mathématiques appliquées de l’Université Harvard, une M.A. en mathématiques de l’Université Cambridge et un B.A. en mathématiques de l’Université Harvard. Elle est née et a grandi à Addis Abeba, en Éthiopie.

Timnit GebruTimnit Gebru a terminé ses études postdoctorales chez Microsoft Research, à New York, parmi le groupe FATE (Fairness Transparency Accountability and Ethics in AI), où elle a étudié les biais algorithmiques et les implications éthiques sous-jacentes à tout projet d’extraction de données.

Elle a obtenu son doctorat du laboratoire d’intelligence artificielle de Stanford, où elle a étudié la vision artificielle auprès de Fei-Fei Li. Sa thèse porte sur l’extraction à grande échelle d’images accessibles au public, afin d’obtenir une vision sociologique tout en travaillant à régler les problèmes de vision artificielle qui en découlent. The Economist ainsi que d’autres journaux ont récemment publié des articles portant sur une part de ce travail. Parmi les domaines de vision artificielle qui l’intéressent, citons la reconnaissance d’images à qualité fine, l’annotation évolutive des images et l’adaptation de domaine. Avant de se joindre au laboratoire de Fei-Fei, elle a travaillé chez Apple où elle concevait des circuits et des algorithmes de traitement du signal pour divers produits Apple, dont le premier iPad. Elle a également passé une année obligatoire en tant qu’entrepreneure (comme semblent le faire tous les étudiants de premier cycle de Stanford). Ses recherches ont été appuyées par la bourse GRFP de la fondation NSF et la bourse Stanford DARE.

Parlez-nous du travail que vous faites en intelligence artificielle.

Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler dans la domaine de l’IA et de l’inclusion?

Quels sont les défis auxquels font face l’éducation (formelle et informelle) et les étudiants, alors que l’IA de développe et se déploie rapidement?

Pensez-vous qu’il soit possible de mettre en place des balises éthiques au sein de l’IA? Existe-t-il des preuves qui le démontrent lors du développement d’autres technologies?

Comment pourrions-nous façonner une IA conçue, développée et déployée plus équitablement à la lumière de la rapidité et de la portée des pertubations que certains ont prédites comme inévitables?

Parlez-nous du travail que vous faites en intelligence artificielle.

Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler dans la domaine de l’IA et de l’inclusion?

Vous êtes la co-fondatrice de Black in AI. Pouvez-vous nous parler de la raison pour laquelle vous avez cofondé ce groupe et nous expliquer brièvement ce que ce groupe fait?

Quels sont les défis auxquels font face l’éducation (formelle et informelle) et les étudiants, alors que l’IA de développe et se déploie rapidement?

Quelles sont les configurations de pouvoir, de l’économie et de l’industrie qui favorisent la conception, le développement et la déploiement de l’IA? Dans quelle mesure les établissements d’enseignement supérieur peuvent-ils jouer un rôle dans l’exploitation de l’IA?